Autopsie d’un imposteur #1 : DOC RIVERS

Croyez le ou non, Doc Rivers a terminé 2ème au classement des coachs de l’année. Avec un total de 23 premières places il est également nommé imposteur de l’année. Rendez vous compte, 23 journalistes [qui ont sûrement passé trop de temps aux cotés de Josh Howard cet été] le trouve meilleur technicien que Phil Jackson, Jerry Sloan ou Maurice Cheeks. C’est pour moi désormais formel, ce trophée ne signifie en aucun cas que le gagnant est le réel meilleur entraîneur d’une équipe labellisée NBA.

La victoire de Byron Scott n’est pas déméritée, loin de là, les Hornets (39/43 l’année passé, 56/26 cette saison tout de même) terminant à une reluisante seconde place dans une conférence ouest on ne peut plus forte. La vraie question est : Doc Rivers est il réellement le deuxième meilleur coach NBA cette année ? Son palmarès ne parle pourtant pas pour lui. Un premier trophée de COY en 1999 (totalement mérité cela dit, 41/41 avec Darrell Armstrong comme franchise player et John Amaechi en pivot titulaire, dur) et… c’est tout. Au-delà de cette première distinction surprise, coach Doc c’est aussi : 18 défaites consécutives avec Boston la saison passée (record de la franchise) + 19 défaites consécutives avec Orlando en 2004 (record de la franchise, doublé pour lui). Ajoutez à cela la fâcheuse tendance de se la jouer Tracy « Where no second round in my career happens » McGrady au bout de 8 saisons de coaching et vous obtenez statistiquement un des plus mauvais coach des années 2000.

Alors très bien, le trophée ne prend en compte que les résultat de cette année, l’historique du coach ne devant pas être exploité à des fins positives ou négatives. Mais tout de même ! Si les Celtics ne sont toujours pas en à Miami Beach au coté de D-Wade, ils le doivent bel et bien au nouveau trio « magique ». Doc Rivers devrait même filer son trophée à Danny Ainge, le réel bâtisseur de cette équipe. Lui n’a fait que rester sur le banc à faire tourner son effectif afin de ne pas trop épuiser ses stars en vue des playoffs. Et si les Hawks ont faillis créer la sensation au premier tour, Rivers a une part de responsabilité énorme. Il ne fait AUCUN ajustement défensif pour pallier au problème Joe Johnson, qui prend littéralement feu durant le game 4, laissant Ray Allen se faire aligner shoot après shoot. Mais bon, il fallait pour certains « récompenser » l’exceptionnel saison Bostonienne, comme si un seul prix ne suffisait pas…

Pendant ce temps là, n’oublions pas qu’un homme nommé Phil X (nous tairons son Nom pour ne vexer personne) a conduit son équipe au meilleur bilan de la conférence la plus élevée depuis des années et est accessoirement toujours invaincu en post-season. Cela malgré des blessures chroniques et un début de saison en dents de scie du fait des caprices de la star locale. Il a également réussi un deal de qualité permettant de compléter le roster d’un homme des cavernes ultra efficace. Et si cela vous semble easy, demandez à J-Kidd ou Shaq que trouver la bonne équipe n’est pas forcément une chose aisée. Alors si Glenn Rivers est bien l’homme fort des Celtics alors Greg Ostertag devrait voir son maillot retirer chez les Jazz.

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